Sommeil

Fais dodo… S’il te plait ?

Voilà plus d’une heure que j’te tiens dans les bras
Voilà quelques jours que je suis tout à toi
Il est très tard et tu dors pas, je t’ai fait une berceuse, la voilà

Je ne sais pas si vous connaissez cette chanson de Bénabar ? Elle me faisait beaucoup rire… avant d’être maman 😀 !

Accompagner ses enfants dans les bras de Morphée, ce n’est pas toujours évident. On les voit parfois lutter de longues minutes, voire des heures, contre le sommeil. Ils finissent par s’énerver. Nous aussi. Nos mots dépassent parfois nos pensées et, une fois qu’ils sont enfin endormis, on s’en veut. Et c’est normal. Je pense qu’on passe tous par ces moments là. On fait de notre mieux, avec les armes qu’on a, à un moment donné. Mais on aimerait tous que le temps des couchers soit apaisé.

Dans cet article, je vais vous partager mon expérience sur l’endormissement de mes deux enfants. Je ne pense pas avoir trouvé LA solution miracle – sinon je ferai de suite un livre qui pourrait avoir un grand succès 😀 – mais je vous propose les pistes que nous avons mises en place chez nous et qui fonctionnent pour nos deux petits.

#1 – Le bon moment, pour lui

Parfois nous sommes fatigués et on souhaiterait plus que tout que ce petit être qui nous regarde avec ses grands-yeux s’endorme pour pouvoir à notre tour nous glisser  sous la couette. Mais il faut tout d’abord avoir à l’esprit qu’un enfant qui n’a pas sommeil ne dormira pas…! Après tout, si on vous imposait d’aller vous coucher alors que nous n’aviez pas sommeil, probablement que vous ne seriez pas vraiment d’accord…

Il est donc nécessaire de repérer les signes de fatigue de votre petit : il se frotte les yeux, il baille, il commence à râler, etc. Mon petit dernier se frotte le nez avec ses petits poings par exemple 🙂

#2 – La sieste

Dès que j’observe ces signes en journée pour mon petit, je l’emmène dans son lit. Et ce depuis qu’il a 2-3 mois environ. Avant cela, il s’endormait souvent lors de la tétée ou dans le porte-bébé et je le déposais, avec plus ou moins de succès…, dans son lit. Une fois déposé dans son lit, je lui donne son doudou avec sa tétine*, je lui fais un bisou et je lui dis toujours la même chose : “Repose-toi bien mon chéri, je reviens tout à l’heure”. Puis je sors de la chambre que j’ai plongée dans la pénombre en tirant les rideaux.

Petit encart concernant la tétine : je ne me lance pas dans le débat pour / contre. Je pense que chacun est libre de réaliser ce choix, en connaissant les problèmes éventuels que cela peut poser. Nous avons fait le choix de donner une tétine à nos enfants. Ma grande l’a pour la nuit, les moments où ça ne va pas, et en voiture. Mon petit ne l’a que pour le moment de l’endormissement.

Les premiers temps il me “rappelait”. Je revenais lui faire un bisou ou un câlin en fonction de ses besoins. Puis je le reposais dans son lit. Si cela ne marchait pas au bout de 2-3 fois, je le retirai du lit pour qu’on aille faire autre chose et je tentais à nouveau un peu plus tard. Assez rapidement il s’est endormi seul dans son lit, facilement. Au départ il faisait de petites siestes de 20-30min. Puis, avec le temps, les siestes se sont allongées jusqu’à 1h30. Il est vraiment important de bien saisir le bon moment pour la mise au lit et de ne pas attendre. Car sinon le risque c’est qu’il soit trop énervé pour parvenir à s’endormir.

Avant de le mettre au lit je m’assure également qu’il ait la couche propre et qu’il n’ait pas faim. Alors parfois il râle un peu mais cela ne dure jamais plus d’une minute. S’il pleure j’y retourne, je le lève et on réessaie un peu plus tard 🙂 Je ne laisse jamais pleurer, c’est un choix.

Source : oeuvre de @fannyvella
(son travail est superbe, si vous ne connaissez pas, prenez le temps d’aller y faire un tour !)

 

#3 – Instaurer des rituels pour le soir

Pour le soir, la mise au lit est beaucoup plus ritualisée. Depuis les 4 mois de ma grande, nous n’avons quasiment pas changé nos rituels pour l’endormissement du soir. Je pense que c’est important qu’il y ait un cadre qui soit toujours le même sans pour autant se sentir “coincé” par celui-ci. Vous sentirez de vous même s’il est nécessaire de le faire évoluer. L’important c’est qu’il vous convienne à vous et à votre enfant.

Voici notre rituel avec nos deux enfants (les horaires ne sont pas fixes, mais varient rarement de plus de 15min) :

  • 18h30 : Bain et mise en pyjama
  • 19h15 : Repas des deux petits puis lavage des dents pour la grande (le petit n’a pas encore de dents 🙂 !)
  • 19h45 : Sur le canapé, on lit deux histoires tous ensemble
  • 20h : Mise au lit des enfants, dans la même chambre
  • 20h05 : Je lis une 3e histoire aux petits et je leur chante une berceuse
  • 20h15 : Je quitte la chambre, les enfants sont encore éveillés

J’ai noté qu’il était important d’avoir un rythme calme pour tout ce qu’on fait à partir de la lecture. Je lis les histoires sur un ton très doux et lent. Le rythme des battements de notre coeur et de ceux de nos enfants se synchronisent avec le rythme de notre voix. Ainsi, adopter un rythme doux leur permet de s’apaiser plus facilement. Et je leur parle en chuchotant, toujours calmement.

Ensuite le temps d’endormissement est très variable en fonction des jours de la semaine. Les jours d’école / nounou, ils s’endorment souvent rapidement (en 15-20 minutes). Les autres jours cela peut prendre parfois 45min-1h. Pendant ce temps, avec leur papa, on mange et on regarde une petite série. On n’intervient pas, sauf si l’un des deux pleurent. Oui ils rient, parlent, font parfois les fous. C’est leur moment rien qu’à eux et on les laisse en profiter 🙂

#4 – L’importance de ce qui se passe avant le coucher

Ce qui se passe avant le début du rituel du soir a également toute son importance.

Les enfants réclament le soir et la nuit la “dose” de papa / maman qu’ils n’ont pas eu dans la journée. Mais il n’est pas toujours simple pour nous parents, de nous consacrer à nos enfants la semaine. Du retour du travail, nous avons 1000 autres “obligations” : les devoirs, les douches, les repas, les lessives, etc.

Pourtant, passer un temps de qualité avec nos petits au retour du travail est important pour que le moment venu ils se laissent tomber dans le sommeil. C’est quoi un “temps de qualité” ? C’est un moment que vous consacrerez entièrement à votre enfant. Sans parler à quelqu’un d’autre, sans être en train de faire autre chose et sans téléphone dans les mains. Il n’est pas nécessaire que ce temps soit très long. 10 – 15 minutes c’est déjà bien ! Le temps d’un jeu, d’un dessin, d’une lecture, etc. Votre petit verra que vous êtes là, rien que pour lui. Et c’est l’essentiel.

#5 – Rien n’est jamais perdu, tout n’est jamais acquis

Enfin, il faut avoir cette maxime à l’esprit : “Rien n’est jamais perdu, tout n’est jamais acquis“. Ce n’est pas parce que votre petit de 7 mois ne s’endort toujours pas tout seul qu’il ne sera pas capable de le faire dans quelques semaines ou dans quelques mois. Alors certes, quand on est “dans le dur”, quelques mois ça peut paraître long. Voire très très long. Mais vous verrez, un jour vous aurez oublié. Promis 😉

A l’inverse, ce n’est pas parce que votre bébé s’endort paisiblement tout seul depuis qu’il est né (si, si, apparemment ce n’est pas une légende urbaine, ils existent vraiment !) qu’il va toujours parvenir à le faire. Il y aura des phases où il aura besoin de maman et/ou de papa. D’autres où il aura l’esprit trop occupé par ses progrès, la découverte du monde, etc., pour parvenir à s’apaiser seul systématiquement chaque soir. Mais là aussi, cela passera. Quand ils auront 13 ans, ils ne voudront très probablement plus qu’on vienne leur tenir la main et qu’on leur chante “Petit escargot” pour qu’ils s’endorment 😉

#6 – Pour finir…

Voici deux références qui personnellement m’ont accompagné dans mes réflexions sur le sommeil de mes petits et la posture à adopter :

En résumé, il n’y a pas de “recette miracle“. Tout va dépendre du caractère de votre tout petit. Mais également de votre degré de patience. Pour certains, avoir un rituel de 20min est court. Pour d’autres c’est déjà trop long. Il faut trouver le juste milieu entre ce qui est bien pour vous et votre enfant.

Bien sûr, si vous êtes épuisés parce que votre petit ne dort pas, que vous sentez que cela crée chez vous de la frustration, de l’énervement, n’hésitez surtout pas à en parler à votre médecin et / ou à votre pédiatre. Il/elle pourra vous guider.

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