Bébé et sa fratrie

Frères et soeurs sans rivalités

Alors que j’attendais mon deuxième bébé, un petit garçon, je ne pouvais m’empêcher de me demander régulièrement comment ça allait se passer entre lui et sa grande soeur.

Allait-elle être jalouse ? Allaient-ils bien s’entendre ? Allaient-ils se disputer pour leurs jouets ? Pour avoir mon attention ? Comment pourrais-je les accompagner dans ce rôle de grande soeur et de petit frère ?

Alors j’ai lu ce “manuel de survie pour une famille plus sereine”. Ce sous-titre vend du rêve 🙂 !

Dans leur ouvrage, les deux autrices racontent les réunions au cours desquelles elles ont échangé avec des parents sur différents points. Voici le sommaire pour vous faire une idée :

 

On peut lire tout au fil des pages les problèmes rencontrés par les parents et les solutions à apporter. Ces dernières font l’objet de planches dessinées :

Et, à chaque fin de chapitre, il y a un résumé sur l’essentiel à retenir.

Voici personnellement les cinq points qui m’ont semblé être les plus importants pour une vie de famille “sereine” :

  1. Reconnaître les émotions de chaque enfant et les aider à formuler leur ressenti. Toute émotion – jalousie, tristesse, peur, etc. – est légitime et doit être écoutée et accompagnée. Il n’est pas toujours facile pour un jeune enfant de décrire ce qu’il ressent. Il y a plusieurs outils qui peuvent y aider. Je ferai un article sur ce thème très prochainement.
  2. Ne pas prendre parti entre les enfants. On explique ce qu’on observe : je vois une petite fille et un petit garçon qui se chamaillent parce qu’ils veulent le même jeu. Quand je fais ça, souvent ma fille me demande : “c’est moi la petite fille ?”. Je lui réponds “oui ma chérie”. Et cela permet de lancer la discussion sur ses ressentis.
  3. Leur faire confiance pour trouver une solution. Même tout petits, ils sont capables de trouver comment régler le conflit. Cela les responsabilise et favorise la coopération entre eux. Un exemple : ma fille joue avec ses figurines des Alphas au sol. Son petit frère arrive, les lui prend pour les mettre dans sa bouche. Elle s’énerve et me demande de “le mettre dans le couloir”… Je lui soumets l’idée de trouver une solution pour que son petit frère puisse jouer et qu’elle puisse continuer son activité ailleurs qu’à un endroit facilement accessible pour lui. Alors elle lui a laissé deux alphas pour qu’il joue et elle, elle a mis les autres sur son bureau pour poursuivre son activité. Ils étaient tous les deux contents de la solution trouvée par ma fille !
  4. Eviter les comparaisons. La comparaison favorise la compétition entre les enfants. Nous avons pu nous-même souffrir de ces comparaisons plus jeunes. Et parfois nous ne le faisons pas à mauvais escient. Un “Ta soeur, elle, est déjà prête !” peut facilement sortir de notre bouche. Or cette petite phrase renvoie celui qui est comparé à ses incapacités “Je n’arrive pas à faire aussi bien, aussi vite”, etc. Les autrices proposent de remplacer les comparaisons par une description de ce que l’on voit : “Je vois que tu n’as pas mis ton manteau”, etc.
  5. Ne pas vouloir à tout prix donner “pareil” à chaque enfant. Ils ont tous des besoins différents. Mon bébé de 7 mois a besoin de moi pour les repas. Il a besoin d’être rassuré quand un bruit lui fait peur. Il a besoin que je l’habille, que je le change, etc. Ma grande elle a besoin que je lise des livres avec elle, qu’on fasse une ou deux activités ensemble chaque jour. Lui aura le droit à une tétée, quand elle aura le droit à une papillote en chocolat. On peut être juste avec chacun de nos enfants sans pour autant leur donner la même chose.

C’est vraiment une lecture que je vous recommande, même au delà des conflictualités au sein d’une fratrie. Plusieurs idées permettent de dénouer des conflits au quotidien avec ses proches, ses collègues, ou ses élèves si vous aussi vous êtes enseignant 😉

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